La région de l’Adamaoua est en deuil. Dans la nuit du 23 au 24 janvier 2026, un incendie d’une violence inouïe a dévasté la résidence du sous-préfet de l’arrondissement de Galim-Tignère. Le bilan est tragique : l’autorité administrative, M. Nariki Patrice Joël, son épouse et trois de leurs enfants ont trouvé la mort dans ce sinistre. Entre stupeur et recueillement, le département de la Vina pleure une famille entière fauchée par la fatalité.
Il était environ 02h50 du matin de ce samedi 24 janvier, lorsque le silence de Galim-Tignère a été brisé par le crépitement des flammes. Selon les premiers témoignages et les constatations initiales, le feu aurait pris naissance dans la cuisine de la résidence de fonction du sous-préfet. En un temps record, l’incendie s’est propagé à l’ensemble de la toiture et des pièces de vie, piégeant les occupants dans leur sommeil.
L’alerte donnée par le voisinage a suscité un élan de solidarité immédiat, mais la fureur du brasier a rendu les tentatives de sauvetage extrêmement complexes. Dans l’obscurité de la nuit, les riverains n’ont pu que constater l’ampleur du désastre face à une habitation transformée en véritable piège de feu.
Le bilan de cette nuit d’horreur est lourd de conséquences humaines. Le sous-préfet Nariki Patrice Joël, serviteur dévoué de l’État, a péri sur le coup aux côtés de trois de ses enfants. Son épouse, extraite vivante mais dans un état critique par les sauveteurs de fortune, a été transportée en urgence vers l’hôpital régional de Ngaoundéré. Malgré l’intervention désespérée du corps médical, elle a succombé à des brûlures au troisième degré quelques heures plus tard.
Toutefois, une lueur d’espoir subsiste dans ce tableau sombre : deux enfants de la famille, l’un âgé de 2 ans et l’autre de 22 ans, ont pu être sauvés des flammes in extremis. Actuellement pris en charge par les services sanitaires et sociaux, leur état de santé fait l’objet d’un suivi rigoureux.
Sur les lieux du drame, le paysage est celui d’une désolation totale. La résidence n’est plus qu’un amas de décombres calcinés. Le véhicule de service de l’autorité, symbole de sa fonction, a été entièrement détruit, tout comme l’intégralité des souvenirs et biens personnels de la famille. Les dépouilles ont été transférées à la morgue de Ngaoundéré en attendant les hommages officiels.
Une enquête approfondie a été ordonnée par les autorités régionales afin de déterminer les causes exactes de ce drame. Court-circuit électrique ou accident domestique ? Les experts devront faire la lumière sur l’origine de cette tragédie qui laisse une ville entière orpheline de son chef administratif.
Face à cette épreuve d’une rare intensité, la rédaction du journal Gazelle d’Afrique et son Directeur de Publication tiennent à exprimer leur profonde compassion. Nous adressons nos condoléances les plus sincères et les plus attristées à la famille Nariki, à leurs proches, ainsi qu’aux populations de Galim-Tignère.
En ces moments de douleur indicible, nos pensées accompagnent les deux survivants dans leur reconstruction.
La Rédaction




Salam
Salam