Djoum : La main tendue d’Ossingane Béatrice, au-delà des barreaux

Gazelle D'Afrique
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À l’initiative de Mme Ossingane Béatrice, présidente de la section OJ-RDPC du Dja-et-Lobo III, une importante cargaison de dons a été remise aux pensionnaires de la prison secondaire de Djoum ce mardi. Entre vivres, matériel de confort et messages d’espoir, cette cérémonie a marqué les esprits par son humanité profonde, confirmant l’engagement social constant de cette « dame de cœur » auprès des plus vulnérables.

L’enceinte de la prison secondaire de Djoum a vibré hier au rythme de la générosité. À la veille des célébrations du Nouvel An 2026, la section OJ-RDPC a choisi de placer la solidarité au centre de son agenda. Sous le regard bienveillant des autorités administratives, cette remise de dons s’est voulue un pont de fraternité entre la société et ceux qui purgent leur peine.

La présidente de la section, Mme Ossingane Béatrice, a ouvert le bal des allocutions avec des mots empreints d’une vive émotion. « La prison n’est pas une fatalité », a-t-elle rappelé, soulignant que nul n’est à l’abri d’un revers de fortune. Pour elle, ce geste dépasse le cadre politique : « Nous avons pensé à nos frères et sœurs qui sont dans la détresse… pour leur venir en aide avec des petites commodités ».

Elle a exhorté l’assistance à ne jamais oublier l’aspect humain du militantisme, qualifiant cette action de « geste d’amour ».

Le don répond à des besoins concrets du quotidien des détenus. Il s’agit de : Vivres de base : 3 sacs de riz de 50 kg, 3 sacs de sel, un sac d’arachides et un sac de haricots. Hygiène et nutrition : 2 cartons de savon, un carton de sucre, un bidon d’huile, du poisson fumé, du manioc et du plantain. Dignité et culte : La remise de 10 nattes et 10 bouilloires spécifiquement pour les détenus de confession musulmane afin de faciliter leurs prières.

M. le Régisseur de la prison a exprimé sa gratitude, notant que ces efforts s’inscrivent dans l’amélioration des conditions de détention. Il a rappelé que l’infirmerie dispose désormais d’un plateau technique de 20 millions de FCFA, garantissant des soins de qualité. De son côté, l’adjoint au sous-préfet a salué la cohérence entre le discours politique et l’action sociale de terrain, insistant sur une gestion rigoureuse des denrées pour le bien-être des bénéficiaires.

Au-delà de son rôle politique, Mme Ossingane Béatrice est une figure de proue de l’action sociale à Djoum. Surnommée la « dame de cœur », elle multiplie les interventions dans les orphelinats et auprès des exclus. Pour elle, la détresse ne connaît pas de barrière. Ce geste pénitentiaire n’est que le dernier maillon d’une longue chaîne de solidarité visant à redonner espoir là où il semble s’éteindre.> Une lueur d’espoir pour un nouveau départ. Au-delà du matériel, cette journée a rappelé que la dignité humaine ne s’arrête pas aux portes des cellules.

En quittant les lieux, les donateurs ont semé des graines de réinsertion pour l’année 2026. Cette célébration s’achève sur une note de fraternité retrouvée, prouvant que la solidarité reste le plus court chemin vers l’humanité.

Arsène Nna

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