Face aux inquiétudes persistantes concernant la non-reprise effective des cours dans plusieurs localités du département du Logone-et-Chari, le préfet, Fombelé Mathias Tayem, a pris une initiative ferme. Dans un contexte délicat marqué par des tensions post-électorales, l’administrateur a sommé les délégués départementaux de l’Éducation de base et des Enseignements secondaires d’agir sans délai. Cette mobilisation vise à garantir le droit à l’éducation pour tous les enfants, réaffirmant le rôle central de l’école dans la promotion de la paix, de la cohésion sociale et du développement dans cette région de l’Extrême-Nord.
La situation est jugée suffisamment préoccupante pour nécessiter une intervention directe au sommet du département. Dans une correspondance datée du 31 octobre 2025, adressée aux délégués départementaux concernés, le préfet Fombelé Mathias Tayem, également Consultant Paix et Sécurité et Expert en Gestion des Frontières, a exprimé son mécontentement face aux retards observés. « Mon attention a été attirée par la non-reprise effective des cours dans certains Établissements Scolaires de certaines localités du Département. J’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir prendre toutes dispositions pour la reprise des enseignements dans les établissements scolaires dans vos différents secteurs respectifs et me rendre compte de vos diligences. »
Le Logone-et-Chari fait face à un risque de rechute éducative. Après avoir surmonté une crise historique où les parents refusaient d’envoyer leurs enfants à l’école, préférant le commerce ou l’élevage, l’équilibre précaire de l’éducation est à nouveau menacé. Les efforts de sensibilisation de la communauté éducative avaient permis de ramener les élèves dans les classes, mettant fin à un désintérêt marqué des jeunes pour l’instruction au profit du gain rapide.
Aujourd’hui, on craint que les tensions post-électorales ne servent de prétexte idéal aux parents et aux enfants pour déserter les écoles à nouveau. Une reprise immédiate des cours est impérative pour éviter que la psychose et l’instabilité ne prennent le dessus sur l’éducation, pilier essentiel du développement et de l’avenir de la jeunesse de la région.
Ce rappel à l’ordre du Préfet du Logone et Chari, clair et sans équivoque, souligne la priorité absolue accordée à la fonction éducative. Il met en lumière une problématique importante. Il s’agit de l’impact possible des tensions post-électorales récentes, qui peuvent décourager les parents d’envoyer leurs enfants à l’école ou perturber le fonctionnement normal des établissements.
L’action du préfet ne se limite pas à une simple injonction administrative ; elle s’inscrit dans une perspective plus large de stabilisation sociale et de développement régional. Les autorités locales continuent, en effet, de multiplier les actions de sensibilisation auprès des populations du Logone-et-Chari pour qu’elles perçoivent l’école non seulement comme l’avenir de leurs enfants, mais aussi comme un moteur essentiel du développement local. « Je lance appel à toutes populations du Logone et Chari d’accompagner l’État dans cette perspective, » a-t-on pu lire dans une déclaration accompagnant la diffusion de la note préfectorale.
L’appel se veut unificateur : l’éducation est l’affaire de tous. Il s’agit de créer un environnement où la paix et la cohésion sociale ne sont pas de vains mots, mais des conditions réelles qui favorisent l’apprentissage et le progrès. L’implication personnelle de l’Administrateur Civil Principal, Fombelé Mathias Tayem, dans ce dossier, accentue la gravité de la situation et la détermination de l’État à ne laisser aucune place à l’inertie. La reprise des cours est perçue comme un acte de résilience face aux défis sécuritaires et politiques. Le Logone-et-Chari, par cet engagement, réaffirme sa volonté de faire de l’éducation le rempart principal contre toutes les formes d’instabilité et un véritable tremplin pour son essor futur.
Les délégués départementaux, les inspecteurs d’arrondissement, les responsables des établissements scolaires, chacun en ce qui le concerne est désormais attendus au pied du mur. Ils doivent rapidement informer l’autorité préfectorale des mesures concrètes et immédiates prises pour assurer le retour des élèves en classe et le déroulement normal des enseignements.
Le succès de cette mobilisation est crucial pour l’avenir de milliers d’enfants et pour la crédibilité de l’administration dans sa capacité à garantir la continuité des services publics essentiels, même en période de fortes pressions.
Arsène Nna
