CENTRAFRIQUE : Le projet de loi du president FAUSTIN TOUADERA, rattrapée par la constitution.

Gazelle Médias
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Un projet d’établissement d’une nouvelle constitution, nourrie par le Président FAUSTIN TOUADERA, vient de faire l’objet de rejet par la cour constitutionnelle, après la saisine de l’opposition, constatant des irrégularités.

Cela fait plus d’une décennie que la Centrafrique se trouve dans une impasse socio-politique provenant des exactions militaro civiles et des multiples coups d’État manqués.

Partant de cette instabilité, le régime actuel sous la houlette de FAUSTIN TOUADERA essaye autant que faire se peut, d’asseoir une bonne politique de stabilité, en mettant sur pied une machine juridictionnelle compétente, et une nouvelle constitution.

Pourtant, la mise sur pieds de cette nouvelle constitution se trouve heurtée par la cour constitutionnelle. Celle ci dans le soucis de la conformité des lois constitutionnelles, exige au Président TOUADERA, la mise sur pieds du Sénat, avant toute convocation de cette dernière sur l’établissement d’une nouvelle constitution. Un principe constitutionnel qui n’a pas été respecté par le Président FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA. 

Celui-ci ayant constitué un comité chargé de rédiger une nouvelle constitution, il s’est retrouvé nettement stoppé par l’opposition, à travers une saisine de la cour constitutionnelle. La dite saisine dans sa teneur a mis à nu cette méthode qui, n’a pas respecté les canons constitutionnels. En effet, l’opposition a contrecarrer l’établissement d’une nouvelle loi fondamentale, autorisant le Chef de l’Etat à briguer un troisième mandat, et la non mise sur pied du Sénat, avant tout projet de loi, visant l’établissement d’une nouvelle constitution.

Cette saisine a d’ailleurs permis à la cour constitutionnelle de rejeter le projet de loi du Président FAUSTIN TOUADERA. En guise de rappel, la Centrafrique n’a pas organisé les élections municipales depuis plus de 34 ans. Celle prévue pour le mois de septembre a été annulée faute de moyens financiers. Les maires devraient élire les sénateurs, seule gage d’une révision Constitutionnelle, fortement nourrie par le Président TOUADERA.

INNOCENT NGNEBIEKA

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