L’agenda diplomatique et économique du Cameroun bat son plein à Yaoundé. Quelques heures seulement après ses concertations stratégiques avec les agences des Nations Unies, le Ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT), Alamine Ousmane Mey, a ouvert les portes de son département ministériel à Harold Tavares, Administrateur du Groupe Afrique II de la Banque mondiale.
Cette audience de haut niveau marque une étape décisive dans la consolidation des relations financières et techniques entre le Cameroun et l’institution de Bretton Woods. Au cœur des discussions : la revue des priorités nationales de développement et l’alignement des financements internationaux sur les ambitions structurelles du pays.
Cette rencontre institutionnelle ne doit rien au hasard du calendrier. Elle intervient au lendemain d’un déplacement de terrain particulièrement symbolique de Harold Tavares sur le site du barrage hydroélectrique de Nachtigal.
Fluron de la transition énergétique nationale, cet ouvrage titanesque doté d’une capacité installée de 420 MW incarne concrètement le modèle de partenariat public-privé soutenu par la Banque mondiale. La visite de l’Administrateur sur ce chantier majeur a permis de constater l’impact tangible des investissements structurants dans la résorption du déficit énergétique du Cameroun, condition sine qua non de son industrialisation.
Au-delà du volet énergétique, les échanges entre Alamine Ousmane Mey et son hôte ont balayé l’ensemble des axes d’intervention stratégiques à fort impact économique et social. Les deux personnalités ont réaffirmé leur volonté commune d’accélérer la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement à l’horizon 2030 (SND30).
Les axes prioritaires retenus pour la suite du partenariat s’articulent autour de trois leviers majeurs :
* Le renforcement de l’action publique : Améliorer l’efficacité de la dépense et optimiser la gouvernance des projets financés sur ressources extérieures.
* L’attractivité des investissements : Mobiliser des capitaux privés et multilatéraux vers des projets à haute valeur ajoutée sociale et économique.
* Le développement des infrastructures critiques : Étendre l’effort d’investissement aux transports, au numérique et au développement rural inclusif.
En agissant comme chef d’orchestre de la coopération multilatérale, le MINEPAT confirme le rôle central du Cameroun comme pôle de stabilité et d’attractivité au sein de la zone CEMAC. La présence renouvelée et active de la Banque mondiale aux côtés du gouvernement envoie un signal de confiance extrêmement positif aux investisseurs internationaux.
En réaffirmant leur synergie d’action, le Cameroun et la Banque mondiale posent les jalons d’une croissance plus solide, créatrice d’emplois pour la jeunesse et résiliente face aux incertitudes de la conjoncture économique globale.
Arsène Nna



