À l’approche de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, la tension monte dans l’arrondissement de Logone-Birni. Le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), parti au pouvoir, se prépare à une campagne particulièrement difficile, marquée par des défections et un certain désenchantement des militants. M. Ramadan Brah, conseiller municipal et membre de la commission communale de campagne, analyse la situation avec un mélange de lucidité et de détermination.
La situation sur le terrain est loin d’être simple. M. Ramadan Brah ne cache pas ses inquiétudes, reconnaissant que le contexte est tendu. « Au regard de ce qui se passe sur le terrain, notamment les démissions de certains acteurs politiques clés et les menaces de démission qui planent au quotidien, la campagne électorale sera très rude », confie-t-il.
Cette fragilité interne, accentuée par le « manque » de réalisations concrètes du parti dans la région, rend la tâche ardue. Il admet que les arguments pour mobiliser les électeurs sont « presque épuisés ». Les militants, d’après lui, sont devenus sceptiques face à la lenteur des progrès, ce qui rend la mission de persuasion d’autant plus complexe pour les cadres du parti.
Le conseiller municipal reconnaît que ce désenchantement aura un « impact négatif sur le résultat ».
Malgré ces défis, M. Ramadan Brah reste déterminé. « Nous allons trimer afin de convaincre les militants sceptiques. C’est ça aussi le rôle de ceux qui sont désignés pour la campagne », affirme-t-il. Il s’agit d’une véritable course contre la montre pour regagner la confiance des électeurs et éviter une démobilisation massive.
Le conseiller, tout en reconnaissant les obstacles, fait preuve d’un optimisme surprenant. Malgré les doutes qui pèsent sur la victoire, il affiche une certitude quant au résultat final. « Je suis certain qu’on aura plus de 70 pour cent », déclare-t-il, un chiffre qui semble ambitieux compte tenu des difficultés qu’il a lui-même évoquées.
Cette assurance, bien qu’elle puisse paraître déconnectée de la réalité du terrain, témoigne de la volonté du parti de ne rien lâcher et de se battre jusqu’au dernier jour de la campagne.
Ce paradoxe entre un constat lucide des faiblesses internes et l’affichage d’une confiance inébranlable illustre bien le défi auquel est confronté le RDPC à Logone-Birni. L’élection présidentielle du 12 octobre ne sera pas une simple formalité, mais un véritable test de résistance pour le parti au pouvoir dans cet arrondissement.
Bon vent !
Arsène Nna
