La deuxième session ordinaire de l’année législative 2026 entre dans sa phase active. Ce mercredi 10 juin, la Conférence des présidents a validé vingt questions orales portées par douze députés. Un grand oral attend le Premier ministre Joseph Dion Ngute et plusieurs membres de son gouvernement le vendredi 12 juin prochain.
Le Parlement camerounais muscle son jeu. Fidèle à ses prérogatives constitutionnelles, l’Assemblée nationale s’apprête à faire passer un examen minutieux à l’exécutif. Réunie en conclave sous la présidence du Très Honorable Théodore Datouo, la Conférence des présidents – l’organe chargé de réguler l’agenda législatif – a examiné et déclaré recevables vingt (20) questions orales. Portées par un collectif de douze (12) députés, ces requêtes ont été officiellement communiquées à l’ensemble des élus lors de la séance plénière du jour.
Cette validation marque le coup d’envoi d’une séquence politique cruciale où les représentants du peuple comptent bien interpeller le gouvernement sur les dossiers brûlants de l’heure.
Le point d’orgue de cette offensive parlementaire est programmé pour le vendredi 12 juin 2026. À cette occasion, l’hémicycle se muera en un tribunal de l’action publique lors d’une séance plénière exclusivement dédiée aux questions orales.
Trois têtes d’affiche du gouvernement sont d’ores et déjà attendues au pupitre pour répondre aux cinq premières interpellations retenues : Joseph Dion Ngute**, Premier ministre et Chef du gouvernement ; Laurent Esso, Ministre d’État, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux ; Emmanuel Nganou Djoumessi, Ministre des Travaux Publics.
Justice, infrastructures routières, arbitrages interministériels : les sujets de friction ne manquent pas et le face-à-face s’annonce particulièrement dense.
Au-delà de la joute verbale, cet exercice revêt un enjeu démocratique fondamental. En activant le mécanisme des questions orales, la Chambre basse du Parlement réaffirme son rôle historique et constitutionnel de contre-pouvoir.
Pour les députés, souvent dépeints par l’opinion publique comme de simples chambres d’écho législatives, cette plénière offre une tribune indispensable. Elle leur permet non seulement d’obtenir des éclaircissements techniques sur des questions d’intérêt national, mais surtout de relayer sans filtre les cris de détresse, les attentes et les urgences des populations de leurs circonscriptions respectives. Vendredi, le Palais de Verre sera, plus que jamais, le miroir des préoccupations des Camerounais.
Arsène Nna




