Colonel Kalkaba Malboum : Le Dernier Salut d’un Géant de l’Olympe et des Armées

Gazelle D'Afrique
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Le Cameroun pleure l’un de ses fils les plus illustres. Le Colonel de Gendarmerie à la retraite, Kalkaba Malboum, s’est éteint ce mercredi 13 mai 2026 à Yaoundé. Soldat d’élite et diplomate du sport mondial, il laisse derrière lui un héritage colossal qui transcende les frontières nationales. Retour sur le parcours d’un homme de devoir qui a porté haut les couleurs du « Continent » sur la scène internationale.

La nouvelle est tombée comme un couperet, confirmée par un communiqué officiel du Ministère de la Défense : le Colonel Kalkaba Malboum n’est plus. À Yaoundé, la ville qui l’a vu tant de fois œuvrer pour le rayonnement de la nation, le drapeau du sport et de l’honneur militaire est en berne. Celui qui fut, jusqu’à son dernier souffle, une figure incontournable du mouvement olympique, s’en est allé des suites de maladie, laissant le monde sportif orphelin d’un leader visionnaire.

L’officier de valeur et l’homme de rigueur

Avant d’être le visage familier des tribunes olympiques, Kalkaba Malboum était avant tout un soldat. Colonel de Gendarmerie, il a servi les Forces Armées camerounaises avec une discipline et une loyauté qui sont devenues sa signature. Cette rigueur militaire, il ne l’a jamais quittée, l’injectant avec succès dans la gestion des instances sportives qu’il a dirigées. Pour ses pairs, il incarnait l’alliance parfaite entre l’autorité nécessaire au commandement et la diplomatie indispensable aux relations internationales.

L’architecte du sport africain et mondial

Si le nom de Kalkaba Malboum résonne de Lausanne à Tokyo, c’est grâce à son activisme infatigable pour le sport. Sa présidence au Comité National Olympique et Sportif du Cameroun (CNOSC) n’était que la partie émergée d’un iceberg d’influence. Il a su porter la voix de l’Afrique au plus haut niveau en occupant des postes stratégiques :

Président de la Confédération Africaine d’Athlétisme (CAA) : Où il a lutté pour la reconnaissance des talents africains.

Vice-président de World Athletics : Siégeant à la table des décideurs mondiaux de l’athlétisme.

Président du Conseil International du Sport Militaire (CISM) : Un mandat historique où il a promu la paix par le sport entre les armées du monde.

Il croyait fermement que le sport était un vecteur de fraternité, capable d’unir les peuples au-delà des conflits politiques ou idéologiques.

Une piété dans la discrétion

Conformément à ses convictions et à la tradition, l’illustre disparu a reçu les derniers hommages religieux le jour même de son décès. La prière mortuaire à la Mosquée d’Étoudi a rassemblé une foule digne, composée de compagnons d’armes, de sportifs et de proches, tous venus saluer la mémoire d’un homme de foi. Il repose désormais au cimetière musulman de Nkolfoulou, en terre de Soa, laissant derrière lui un vide immense mais un exemple de vie accomplie.

Un héritage pour la postérité

Le Ministre Délégué à la Présidence chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo, a transmis les condoléances du Chef de l’État, soulignant la perte d’un serviteur « valeureux ». Mais au-delà des hommages officiels, c’est le souvenir d’un homme accessible et passionné qui restera.

Kalkaba Malboum a prouvé que depuis le Cameroun, on pouvait influencer les règles mondiales et inspirer des générations d’athlètes. Aujourd’hui, le stade est silencieux et la caserne est recueillie. Le Colonel a passé le témoin. Son parcours rappelle à chaque jeune Camerounais que le travail et l’ambition sont les clés de l’excellence. Le Colonel Kalkaba Malboum ne meurt pas vraiment ; il entre dans le panthéon des légendes qui ont fait du Cameroun une grande nation de sport et d’honneur.

Que son âme repose en paix !

La Rédaction 

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