À l’approche d’un calendrier riche en enjeux civils et religieux, le Préfet Fombele Mathias Tayem a présidé, ce samedi 9 mai 2026, une séance de travail capitale à Kousseri. Entre accélération du chantier routier Mora-Dabanga-Kousseri et durcissement des mesures sécuritaires, l’autorité administrative pose les jalons d’une stabilité durable. Cette double concertation vise à protéger les populations tout en garantissant la fluidité économique d’un département au cœur des échanges transfrontaliers.
Le premier volet de cette rencontre, consacré au bitumage de l’axe Mora-Dabanga-Kousseri, souligne une urgence tant économique que stratégique. Pour le Préfet Fombele Mathias Tayem, il ne s’agit plus seulement de génie civil, mais d’une question de souveraineté.
L’instruction est claire : les entreprises adjudicatrices doivent passer à la vitesse supérieure. Avec l’arrivée imminente de la saison des pluies, chaque kilomètre bitumé est une victoire contre l’enclavement. Cette route est le poumon du Logone-et-Chari ; son achèvement conditionne non seulement le coût de la vie par la baisse des frais de transport, mais aussi la capacité de réaction des Forces de Défense et de Sécurité (FDS). En convoquant les constructeurs aux côtés des autorités administratives, le Préfet instaure une redevabilité directe, transformant les défis techniques en un impératif de sécurité publique.
Le second volet, plus confidentiel mais tout aussi crucial, portait sur la protection du territoire. À l’approche de la 54ème Fête Nationale de l’Unité et de la Fête du Sacrifice (Tabaski), le Logone-et-Chari entre dans une période de haute vigilance.
L’analyse de cette réunion révèle une approche holistique de la sécurité. Le Préfet ne se contente pas de la gestion de crise ; il impose une gestion proactive. Les instructions données aux Sous-préfets et aux Forces de Maintien de l’Ordre — bouclages, patrouilles mixtes, contrôles systématiques — visent à saturer l’espace pour décourager toute velléité de déstabilisation. Dans une zone où la menace résiduelle de Boko Haram impose une vigilance de chaque instant, cette « démonstration de vigilance » sert à rassurer les citoyens et à affirmer la présence ininterrompue de l’État.
L’un des points saillants de cette rencontre est l’accent mis sur la coopération transfrontalière. Kousseri, ville-frontière par excellence, est indissociable de ses voisins, le Tchad et le Nigeria.
Le Préfet a rappelé que la sécurité du département se joue aussi sur le terrain de la diplomatie locale. En encourageant le partage de renseignements et la collaboration avec les pays voisins, Fombele Mathias Tayem anticipe les mouvements de criminalité transfrontalière (trafics, incursions, banditisme de grand chemin). Cette vision dépasse le simple cadre administratif pour toucher à la géopolitique régionale : la stabilité du Logone-et-Chari est un maillon essentiel de la sécurité du bassin du Lac Tchad.
Au final, cette double réunion de cabinet témoigne d’un style de commandement fondé sur l’action et la reconnaissance. En félicitant ses collaborateurs et les FDS, le Préfet maintient un moral haut au sein des troupes.
Les résultats attendus sont tangibles : un défilé du 20 mai serein, des célébrations religieuses apaisées et un chantier routier qui ne s’enlise pas dans la boue des prochaines pluies. Par cette méthode, Fombele Mathias Tayem confirme que dans le Logone-et-Chari, la paix et le développement sont les deux faces d’une même médaille, forgée par une administration vigilante et unie.
Abdoul Salam Moumini
