Batouri : Le sursis productif du Maire Mbelessa

Gazelle D'Afrique
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L’annonce de la prorogation du mandat des conseillers municipaux par le Chef de l’État a suscité une vague de réactions au sein des collectivités territoriales décentralisées. À Batouri, le premier magistrat municipal, Auberlin Mbelessa, voit dans cette année supplémentaire un « bonus » stratégique pour achever la mue de sa cité. Entre ambition écologique, structuration du secteur minier et animation de la vie sociale, le maire dévoile, dans cet entretien accordé à Jean-François Ebode Tabi, une feuille de route dense pour transformer durablement le chef-lieu de la Kadey. Analyse d’un projet de ville qui se veut à la fois « Smart » et solidaire.

Pour Auberlin Mbelessa, le décret présidentiel n’est pas une simple prolongation administrative, mais un acte de confiance politique. En accueillant cette mesure avec un « sens élevé de responsabilité », le maire de Batouri souligne la nécessité d’une continuité pour stabiliser les projets de développement. Dans un contexte où les chantiers municipaux souffrent souvent de l’essoufflement des mandats, cette rallonge jusqu’en février 2027 offre une bouffée d’oxygène pour transformer les essais transformés ces dernières années.

Au cœur de la stratégie municipale figure le projet Batouri Green Smart City.  L’idée est audacieuse : concilier modernité technologique et impératifs écologiques. Le maire mise sur l’attractivité de la ville pour capter des partenariats multiformes. Cette vision se décline déjà sur le terrain par le renforcement de l’éclairage public et la modernisation de la voirie urbaine et rurale. L’enjeu ici est de sortir Batouri de son image de ville de transit pour en faire un pôle de référence dans l’Est du pays.

L’analyse de l’interview révèle deux priorités concrètes qui touchent directement le portefeuille et la santé des populations : L’économie minière : Conscient de la richesse du sous-sol de la Kadey, le maire a structuré les artisans miniers en coopérative. Cette démarche vise à formaliser un secteur souvent informel pour en faire un véritable moteur de croissance locale et de création d’emplois. L’hygiène publique : Avec le projet HYSACOMB, la municipalité mise sur l’émulation citoyenne. En récompensant les quartiers les plus propres, la mairie transforme la gestion des déchets en un défi communautaire participatif, renforçant ainsi le lien social.

L’allocution d’Auberlin Mbelessa témoigne d’une volonté de quadriller tous les secteurs de la vie publique. S’il se veut gestionnaire rigoureux des infrastructures, il n’oublie pas le rôle de « rassembleur » à travers la **COPAD (championnat de vacances), outil de cohésion sociale par excellence.

Toutefois, le discours reste indissociable de la casquette politique. En tant que Président de Section RDPC, le maire lie l’efficacité administrative au succès électoral. Pour lui, la réussite des projets municipaux est le meilleur argument de campagne pour les échéances à venir. En somme, la période 2026-2027 s’annonce comme un sprint final pour graver dans le marbre le bilan d’une mandature qui se veut historique pour les populations de Batouri.

Analyse de la Rédaction 

 

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