La métropole de Douala s’apprête à tourner la page des pénuries d’eau. Sous la houlette de son Directeur Général, le Dr Blaise Moussa, la CAMWATER vient de valider les premières études d’un projet titanesque de modernisation du réseau urbain. Entre extension vers les quartiers périphériques et remplacement des tuyaux centenaires, cette initiative répond directement à la volonté du Président Paul Biya d’offrir à chaque Camerounais un accès durable à une eau de qualité.
Le constat dressé ce jeudi 26 mars 2026 par les experts de la CAMWATER est lucide : le réseau actuel de Douala est à bout de souffle. Avec un taux de desserte de seulement 40,53 % et des pertes importantes sur les lignes de distribution, l’urgence n’est plus à démontrer. Actuellement, l’autonomie de stockage de la ville ne dépasse pas 4 heures, plaçant les ménages à la merci de la moindre coupure technique.
C’est pour briser ce cycle que le projet de reconfiguration, d’extension et de modernisation a été lancé. Ce plan ambitieux ne se contente pas de réparer l’existant ; il vise une refonte totale de l’architecture hydraulique de la capitale économique.
Ce projet n’est pas un simple ajustement technique. Il s’inscrit en droite ligne des exigences du Chef de l’État, S.E. Paul Biya, qui a fait de l’accès à l’eau potable une priorité absolue de son action sociale. Pour la CAMWATER, il s’agit de traduire cette vision en réalités concrètes : des robinets qui coulent, une pression constante et une eau saine pour tous les citoyens, sans distinction de quartier.
La phase d’urgence, qui s’étalera sur trois ans, prévoit un déploiement massif d’infrastructures. Les chiffres parlent d’eux-mêmes :
* 1 700 km de nouvelles canalisations seront posées à travers la ville.
* 14 nouveaux réservoirs et 11 stations de pompage sortiront de terre pour stabiliser la pression.
* 50 000 foyers bénéficieront de nouveaux branchements directs.
L’innovation est également au cœur de cette mutation. Les vieux tronçons en fonte grise, vestiges d’une époque révolue, seront remplacés par des matériaux modernes intégrés à un système de télégestion. Ce pilotage numérique permettra de surveiller le réseau en temps réel et d’intervenir instantanément en cas de fuite.
L’autre grande avancée concerne l’extension géographique. Des zones longtemps restées en marge du réseau, telles que Lendi, Yatchicka, Ngodi, la Cité des Palmiers ou encore Japoma, sont désormais prioritaires. À l’horizon 2040, la capacité de production devrait atteindre 753 000 m³/jour, de quoi soutenir sereinement la croissance démographique de la ville.
L’atelier de validation, qui a réuni les représentants du Ministère de l’Eau et de l’Énergie, du Ministère du Commerce et du LABOGENIE, a tracé la voie pour la suite. La CAMWATER doit désormais affiner les études géotechniques et assurer la cohérence de ce plan avec le « Mégaprojet 400 000 m³/jour ».
Avec l’obtention imminente du visa de maturité, la CAMWATER confirme son engagement irréversible : faire de l’eau potable un droit réel et quotidien pour chaque habitant de Douala.
Arsène Nna
