L’année 2025 marque un tournant décisif pour les lettres camerounaises et le monde académique. Le Professeur Assana Brahim, récemment élevé au prestigieux grade de Professeur Titulaire des Universités, vient de voir son génie créatif couronné par le Prix de l’Innovation Écriture aux Bindol Sahel Awards. En propulsant sa théorie révolutionnaire de l’« écrivaintologie », cet éminent chercheur ne se contente plus d’analyser les textes : il redéfinit l’acte d’écrire et de disparaître en littérature. Retour sur le parcours et l’œuvre d’un intellectuel désormais au sommet de son art.
C’est une ascension fulgurante qui force le respect. Assana Brahim, figure de proue de l’Université de Ngaoundéré, a franchi la plus haute marche de la hiérarchie académique en devenant Professeur Titulaire. Cette promotion vient saluer des années de recherches rigoureuses sur les sciences du langage, les arts du spectacle et l’esthétique littéraire africaine.
Né à Kousseri en 1983, ce docteur Ph.D. s’est imposé comme un travailleur acharné, capable de concilier la rigueur du laboratoire universitaire avec la sensibilité du poète et du dramaturge. Son nouveau titre de Professeur Titulaire confirme son statut de référence incontournable pour la nouvelle génération de chercheurs et d’écrivains.
La reconnaissance n’est pas restée confinée aux amphithéâtres. Hier samedi 31 janvier 2025, lors de la première édition des Bindol Sahel Awards (Acte I), placée sous le signe de la promotion de la littérature et de l’expression artistique, le Comité d’organisation a décerné à Assana Brahim l’Attestation de Lauréat dans la catégorie « Innovation Écriture ». Ce prix prestigieux souligne la qualité exceptionnelle de son œuvre et son engagement à « rendre plus audible la voix des sans voix », thème central de cette première édition, placée sous le haut patronage du Ministère des Arts et de la Culture.
Bien que retenu par ses obligations, le Professeur a été dignement représenté lors de la cérémonie par Mahamat Hassana Harouna, qui a reçu ce trophée symbolisant l’impact de la pensée créative sur le rayonnement culturel du Sahel et du Cameroun tout entier.
Au cœur de ce succès se trouve un concept audacieux : l’écrivaintologie. À travers son récent ouvrage, le Dictionnaire d’écrivaintologie (Éditions Ifrikiya, 2025), Assana Brahim propose une théorie majeure qui interroge la figure de « l’écrivain effaceur » et de la « littérature effacée ». Mais de quoi s’agit-il exactement ?
L’étude de la disparition : La théorie analyse pourquoi et comment certains auteurs choisissent de s’effacer ou sont marginalisés par le système littéraire. Une boîte à outils lexicale : L’ouvrage regorge de néologismes (nouveaux mots) créés par l’auteur pour nommer des réalités jusque-là invisibles dans la critique classique. Un pont entre l’académie et la rue : Contrairement aux manuels théoriques obscurs, ce dictionnaire intègre des notions de la vie quotidienne, rendant l’analyse littéraire accessible et vivante.
Président de la Ronde des poètes (Adamaoua) et délégué régional de l’Association des Poètes et Écrivains du Cameroun (APEC), Assana Brahim ne se contente pas de théoriser. Avec des œuvres comme L’Éclipse du Désespoir ou Les blancs arrivent !, il met en pratique sa propre vision d’une écriture engagée et rénovée.
Ce prix de l’« Innovation Écriture » vient ainsi confirmer que son travail est bien plus qu’une simple collection de définitions : c’est un véritable art d’écrire mis à la disposition des chercheurs, des étudiants et de tout amoureux des mots.
Le Professeur Titulaire Assana Brahim prouve, s’il en était encore besoin, que la recherche africaine peut être à la fois innovante, rebelle et profondément ancrée dans son époque. Félicitations !!!
Arsène Nna



