Olanguina : Le réveil d’une cité

Gazelle D'Afrique

Longtemps restée dans l’ombre et freinée par un enclavement sévère, la commune d’Olanguina, dans le département de la Mefou-et-Afamba, vit une véritable révolution infrastructurelle. Sous l’impulsion du maire Alphonse Didier Bikoula, un nouveau cap a été franchi ce mercredi 21 janvier 2026 avec le lancement officiel des travaux de la voirie urbaine, juste après la pose de la première pierre du futur Hôtel de Ville. Immersion au cœur d’une cité qui se donne enfin les moyens de ses ambitions.

À son arrivée aux affaires en 2020, Alphonse Didier Bikoula a hérité d’un territoire au potentiel immense, mais paralysé par l’absence d’infrastructures de base. Le tableau était alors peu reluisant : une commune « enclavée » et « désuète », dépourvue de voies de communication fluides. Le trajet pour rejoindre la Route Nationale N°1 via Awae, porte d’entrée vers Yaoundé et les institutions de la République, relevait alors d’un véritable parcours du combattant.

Conscient que la route est le premier vecteur de développement, l’édile a fait de la réhabilitation de cet axe stratégique son cheval de bataille. Aujourd’hui, les résultats sont palpables. La fluidification du trafic a non seulement facilité la mobilité des personnes, mais elle a surtout agi comme un catalyseur économique. Les échanges commerciaux se sont multipliés et le centre-ville respire à nouveau, attirant investisseurs et nouveaux résidents.

L’effervescence était à son comble ce mercredi au cœur de la ville. Dans une ambiance de ferveur populaire, le Maire a procédé au lancement officiel des travaux d’entretien de la voirie urbaine. Ce projet d’envergure, financé par le Budget d’Investissement Public (BIP) de la MINDHU et le Fonds Routier pour les exercices 2025/2026, vise à transformer durablement le visage de la cité.

Les travaux, répartis en deux phases stratégiques, concernent des axes névralgiques : Phase 1 : Liaison entre le pont sur la rivière Assamba, le Centre de Santé Intégré (CSI) et la Chefferie du Groupement. Phase 2 : Désenclavement du CETIC, de la Chapelle, de la Cité Municipale et du site du futur Hôtel de Ville.

Au-delà de ces travaux, c’est le symbole d’une administration moderne qui se dessine. La pose de la première pierre de l’Hôtel de Ville d’Olanguina marque la volonté de la mairie de se doter d’un cadre de travail performant pour mieux servir les usagers. Ce bâtiment se veut la vitrine institutionnelle d’une commune qui ne veut plus être un simple point sur une carte, mais un pôle d’attraction régional.

Pour les populations locales, ces chantiers sont bien plus que des chiffres sur un panneau de signalisation. Ils représentent l’espoir d’une vie plus décente, d’un accès facilité aux soins et d’une économie locale plus dynamique. L’entreprise ETS MADTECH, chargée de l’exécution, dispose désormais d’un délai de 14 mois pour livrer ces ouvrages qui changeront définitivement le quotidien des administrés.

En l’espace de six ans, Olanguina a su passer d’un état de cité oubliée à celui de chantier à ciel ouvert. Cette métamorphose est le fruit d’une vision claire : celle d’un développement porté par une gestion rigoureuse et une écoute attentive des besoins du terrain. Le maire Alphonse Didier Bikoula prouve ainsi que la décentralisation est un levier puissant lorsqu’elle est mise au service de l’intérêt général.

En ce début d’année 2026, Olanguina ne se contente plus de rêver de modernité ; elle la construit, pierre après pierre, route après route. Le réveil de la cité est désormais une réalité tangible.

Arsène Nna

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