Cameroun Vs Maroc : Le hold-up du sifflet

Gazelle D'Afrique

Dans un quart de finale de la CAN 2025 qui promettait des étincelles, le Maroc a fini par s’imposer face au Cameroun. Mais plus que le talent des joueurs sur la pelouse du stade Prince Moulay Abdallah, c’est la prestation catastrophique de l’arbitre central, Dahane Beida, qui alimente aujourd’hui toutes les conversations. Retour sur une soirée où l’éthique sportive semble avoir été oubliée au vestiaire.

Tout a basculé avant même le coup d’envoi. Le remplacement de l’arbitre initialement prévu par le Mauritanien Dahane Beida, à la demande pressante de la partie marocaine, avait déjà fait lever bien des sourcils. Ce qui n’était qu’une crainte est devenu une réalité flagrante une fois le match lancé : le sifflet a semblé pencher systématiquement d’un seul côté, transformant la rencontre en un défi insurmontable pour les Lions Indomptables.

Le moment fort de ce « hold-up » restera sans aucun doute l’agression subie par Bryan Mbeumo dans la surface de réparation adverse. Alors que le penalty semblait indiscutable pour tout le stade, M. Beida a fait signe de jouer, refusant même de consulter l’assistance vidéo (VAR). Ce silence technologique, couplé à une sévérité chirurgicale contre les défenseurs camerounais, a fini par briser l’élan des hommes de David Pagou. Chaque contact en faveur du Maroc était sanctionné, tandis que les fautes sur les attaquants camerounais restaient impunies.

En seconde période, le scénario s’est répété : des hors-jeux imaginaires sifflés contre Mbeumo ont tué dans l’œuf toute tentative de remontée. Si le Maroc dispose d’une équipe talentueuse, il n’avait pas besoin de cette aide extérieure pour briller. Ce type de prestation arbitrale jette un voile sombre sur l’image du football africain.

Les Lions Indomptables sortent de la compétition la tête haute, mais avec le sentiment légitime d’avoir été les victimes d’un scénario écrit d’avance.

Abdoul Salam Moumini

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