Le Comité National de Lutte contre le Sida (CNLS) a organisé les 03 et 04 décembre 2025 au palais des congrès de Yaoundé, la deuxième édition de ses Journées Scientifiques. Cet événement a constitué une étape clé dans l’accélération de la transformation des avancées scientifiques en actions concrètes à savoir: fédérer l’ensemble des acteurs autour d’un objectif commun qui est l’élimination d’ici 2030 du VIH, la syphilis et de l’hépatite B, en s’appuyant sur un cadre intégratif et des stratégies innovantes adaptées au contexte camerounais.
Placée sous le très haut patronage de Madame Chantal Biya, première dame du Cameroun, représentée à l’occasion par Grâce Dion Gute( Coordinatrice générale du CERAC), les deuxièmes journées scientifiques du Comité National de Lutte contre le Sida (CNLS) ont donné lieu à des échanges de haut niveau sous le thème: « Triple élimination du VIH, de la syphilis et de l’hépatite B : de la recherche à l’action pour le contrôle de l’épidémie ».
Le lancement officiel de cette deuxième édition a dès l’ouverture mis en avant des progrès notables issus des dernières recherches. L’étude CAMPHIA 2024/2025 atteste d’une baisse confirmée de la prévalence du VIH au Cameroun, signe encourageant d’une riposte efficace. Parallèlement, l’adoption d’un algorithme de dépistage à trois tests nationalisé permet une amélioration significative de la fiabilité des diagnostics, condition sine qua non pour un traitement rapide et adapté.
Des efforts soutenus dans la Prévention de la Transmission Mère-Enfant (PTME) ont également été soulignés, ainsi que l’attention accrue portée à la prise en charge des personnes vieillissantes vivant avec le VIH et confrontées à des comorbidités complexes. La gratuité renforcée des services dans le cadre de la Couverture Santé Universelle participe aussi à lever les barrières économiques pour un accès elargi aux soins.
Cet événement d’envergure a mis en lumière la place centrale des communautés dans la lutte contre ces infections, à travers témoignages, court-métrage et prestations artistiques illustrant la réalité de la stigmatisation persistante et l’importance d’un accompagnement psychosocial constant. Au fil des sessions thématiques, les experts ont examiné de nouvelles approches pour les modèles de dépistage, les innovations en PTME, la gestion des comorbidités chroniques, la résilience des systèmes de santé et le renforcement des interventions communautaires, entre autres.
L’objectif recherché était bien clair : dégager des recommandations opérationnelles visant à pérenniser et optimiser la riposte nationale dans un contexte démographique et sanitaire en constante évolution. Les organisateurs ont rappelé en conclusion que la lutte contre le VIH, la syphilis et l’hépatite B demeure un défi majeur de santé publique.
Cette deuxième édition a par ailleurs constitué un moment charnière pour aligner politiques, pratiques et savoirs scientifiques afin d’atteindre l’élimination de ces maladies d’ici 2030.
Une chose est sûre, la réussite de ce pari dépendra de la capacité du Cameroun à poursuivre sur cette lancée d’innovation et de mobilisation collective.
Fabien Mbarga






