La scène politique camerounaise est secouée par une démission retentissante. Dans une lettre datée de ce lundi 3 novembre 2025, l’Honorable Nourane Moluh Hassana Fotsing, Députée du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN), a officialisé sa rupture avec son parti. Fustigeant un « système politique dépassé » qui englobe à la fois le RDPC au pouvoir et le PCRN dans l’opposition, elle annonce rejoindre le Front pour le Salut National du Camerounais (FSNC), qu’elle qualifie de « seule » véritable force de changement.
C’est une bombe politique que vient de lâcher l’Honorable Nourane Moluh Hassana Fotsing. Dans une missive adressée au Président National du PCRN, l’élue de la nation a non seulement acté sa démission, mais a également livré une clarification cinglante de ses positions politiques, remettant en cause la capacité du PCRN à incarner le changement.
La Députée Fotsing, figure notable du PCRN, n’y va pas par quatre chemins. Elle dénonce sans distinction le parti au pouvoir et celui qu’elle quitte, les accusant de « perpétuer un système politique dépassé qui n’a pas su répondre aux aspirations légitimes de notre peuple ». Concernant le RDPC, l’analyse est sans appel : son long règne n’aurait engendré que l’« enracinement des inégalités », la « persistance de la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest » et la
Mais la critique la plus douloureuse est réservée à son propre camp. L’Honorable Fotsing estime que le PCRN a « progressivement éloigné de ses idéaux fondateurs » et a montré ses limites dans ce qu’elle appelle l’« opposition constructive ». Un constat d’échec qui motive sa rupture.
Après cette double critique, la Députée justifie son nouveau choix par un « enthousiasme » déclaré pour le Front pour le Salut National du Camerounais (FSNC). Selon elle, le FSNC serait la « seule formation politique qui porte aujourd’hui un projet de société authentiquement révolutionnaire ». Elle met en avant les valeurs fondatrices du nouveau mouvement qu’elle rejoint : la justice sociale, la souveraineté nationale et le progrès pour tous les Camerounais.
Cette défection est un coup dur pour le PCRN, qui perd une de ses voix les plus médiatisées à l’Assemblée Nationale. Elle confirme par ailleurs la recomposition en cours sur l’échiquier politique, où l’insatisfaction face aux partis traditionnels, y compris ceux de l’opposition, semble pousser certains élus vers des mouvements jugés plus radicaux ou plus alignés sur les aspirations populaires au changement.
L’Honorable Nourane Moluh Hassana Fotsing conclut en se disant « à la disposition de tous les militants désireux de construire une alternative véritable pour un Cameroun nouveau, libre et prospère »
Assan Abdelmadjid

