Une nouvelle ère de développement s’ouvre pour les régions de l’Est et du Sud du Cameroun. Ce 12 août 2025, le gouvernement camerounais a signé un accord de prêt et une convention de financement avec la Banque de Développement des États de l’Afrique Centrale (BDEAC). Ces accords, scellés à Yaoundé, sont destinés à financer le bitumage des routes Abong-Mbang–Lomié et Ekong–Bengbis. Un projet d’envergure qui s’inscrit dans le cadre du Programme d’aménagement et de développement intégré de la boucle minière du Dja et de la zone frontalière adjacente (PADI-Dja).
Le bitumage de ces deux axes routiers est bien plus qu’un simple projet d’infrastructure. Il représente un levier de croissance économique et de désenclavement pour des régions au potentiel immense, souvent restées en marge du développement.
En améliorant la connectivité entre ces zones, le gouvernement vise à stimuler l’économie locale, à faciliter le transport des biens et des personnes, et à renforcer l’intégration régionale. Ce projet aura des conséquences positives directes sur plusieurs secteurs :
Le commerce et l’agriculture : En facilitant l’accès aux marchés, le bitumage des routes permettra aux producteurs agricoles de l’Est et du Sud d’acheminer plus facilement leurs récoltes vers les grands centres urbains. Cela réduira les pertes post-récolte et augmentera les revenus des agriculteurs.
L’exploitation minière : La « boucle minière du Dja », dont le nom est mentionné dans le programme, est une zone riche en ressources naturelles. Des routes de qualité amélioreront l’efficacité et la rentabilité de l’exploitation minière, tout en favorisant l’implantation de nouvelles industries et la création d’emplois locaux.
Le tourisme : Ces routes ouvriront l’accès à des zones d’une grande richesse écologique et culturelle. Elles faciliteront le développement de l’écotourisme et la découverte de parcs nationaux, générant de nouvelles sources de revenus pour les populations locales.
L’intégration régionale : En désenclavant ces zones frontalières, le projet renforcera les échanges avec les pays voisins, créant des opportunités de coopération économique et de développement mutuel.
La signature de ces accords marque l’aboutissement d’une planification stratégique visant à transformer le visage de ces régions. Les investissements dans les infrastructures routières sont une priorité du gouvernement pour stimuler la croissance, réduire les inégalités territoriales et améliorer les conditions de vie des populations.
La BDEAC, en tant que partenaire de développement, joue un rôle essentiel dans la concrétisation de cette vision. Ce financement témoigne de la confiance de l’institution dans le potentiel du Cameroun et dans la pertinence de ses projets d’infrastructures.
Arsène Nna
