Une audience de haut niveau s’est déroulée ce jour au Ministère de la Jeunesse et de l’Éducation Civique (MINJEC), marquant une étape significative dans la promotion de l’emploi des jeunes et l’essor de l’industrie cinématographique camerounaise.
M. Mounouna Foutsou, le Ministre en charge de ces importants portefeuilles, a accueilli Alain Bomo Bomo et Marie Happé, les co-fondateurs de la Fondation ABB-HAPPY. Cette rencontre, empreinte d’une profonde dimension artistique et culturelle, s’inscrit dans la vision gouvernementale de favoriser l’épanouissement et l’insertion socio-économique de la jeunesse, tout en valorisant leurs talents artistiques et culturels, particulièrement ceux issus des milieux défavorisés.
Nul n’ignore que l’industrie Cinématographique demeure un vecteur de croissance économique et sociale, dans les pays en voie de développement. Pour celà placée au cœur des discussions ce jour, le Ministre Mounouna Foutsou a souligné avec emphase le potentiel de l’industrie cinématographique comme un véritable gisement d’emplois pour les jeunes.

Dès l’ouverture des échanges, il a mis en exergue l’opportunité que représente le septième art pour l’autonomisation et l’insertion professionnelle des nouvelles générations. Le Ministre a détaillé les missions du MINJEC, ainsi que les programmes et projets existants sur lesquels la Fondation ABB-HAPPY pourrait s’appuyer pour apporter sa contribution à l’encadrement et à l’accompagnement de la jeunesse, qu’elle réside au Cameroun ou au sein de la diaspora.
S’adressant directement au cinéaste Alain Bomo Bomo, le Ministre a lancé un vibrant appel à l’action : « Tout comme vous, vous devez contribuer à créer d’autres Lions Indomptables du cinéma ». Cette métaphore éloquente, empruntée à l’arène sportive, illustre l’ambition de forger une nouvelle élite cinématographique, capable de porter haut les couleurs du Cameroun sur la scène internationale et de générer un impact économique et social tangible.

Œuvrant pour une Jeunesse Qualifiée et Insérée, la fondation ABB-HAPPY par la voix de Alain Bomo Bomo, en sa qualité de Président de cette dernière a articulé les objectifs ambitieux de cette organisation à caractère social et à but non lucratif.
L’une des aspirations fondamentales de la Fondation est de « créer un type d’homme chargé de connaissances nécessaires dans le domaine du cinéma ». Cette déclaration résume l’essence même de leur mission : doter les jeunes des compétences techniques, artistiques et managériales indispensables pour s’épanouir et prospérer au sein de l’écosystème cinématographique.

L’objectif cardinal de toutes les initiatives de la Fondation est l’insertion professionnelle des individus dans l’industrie cinématographique, couvrant un large éventail de métiers, de la réalisation à la production, en passant par le jeu d’acteur, le montage, la scénographie, et bien d’autres maillons de la chaîne de valeur du cinéma.
Marie Happé, co-fondatrice et vice-présidente de l’organisation, a quant à elle précisé que la Fondation ABB-HAPPY cible spécifiquement la jeunesse défavorisée, avec l’ambition de promouvoir leur développement et leur épanouissement. Elle a souligné que « la culture peut être un puissant catalyseur dans ce sens », affirmant le rôle central du 7ème art dans l’émancipation sociale.
Mme Happé a également identifié des points de convergence clairs entre les actions de sa fondation et les programmes du MINJEC, notamment les programmes 144 et 145, qui mettent l’accent sur l’éducation civique, l’insertion socio-économique et la participation citoyenne. Tous ces éléments, a-t-elle insisté, sont intrinsèquement liés aux valeurs fondamentales de la Fondation ABB-HAPPY.
Ce qu’il faut savoir est que, la Fondation ABB-HAPPY, est le fruit de la synergie entre le célèbre cinéaste camerounais Alain Bomo Bomo et Marie Happé, une Française profondément attachée à la culture et au 7ème art camerounais. Elle a été officiellement créée par l’autorisation N° 00000297 /RDA/JO6/SAAJPIBAPP du 20 février 2025.
Basée à Yaoundé Mimboman, elle se positionne comme un acteur majeur du développement moral et socio-économique des couches vulnérables, en favorisant la transmission et l’apprentissage des savoirs culturels et cinématographiques.

Cette audience marque donc une étape déterminante dans la concrétisation d’une synergie constructive entre les initiatives gouvernementales et la société civile, avec pour objectif commun de transformer le potentiel artistique des jeunes camerounais en opportunités d’emplois durables et en une promotion accrue du septième art national.
Arsène Nna
