Élections FECAHAND 2022 : Bloquées.

Gazelle Médias
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L’atmosphère n’est plus la même au sein de la grande famille du handball, depuis la convocation du corps électoral par le Ministre en charge des sports le Professeur Narcisse Mouelle Combi, en vue de l’assemblée générale élective des instances de la fédération camerounaise de handball. Après moult tracasseries et rebondissements observés au sein de certaines leagues régionales notamment celles de l’extrême nord et du centre, l’assemblée générale élective de l’instance faîtière du handball s’est vue reportée pour une date ultérieure. Les potentiels acteurs ont préféré laisser l’ambiance chaude et vivante qu’ils nous donnaient à vivre dans les stades, pour nous servir celle là tendue, contractée et frustrante dans les tribunaux cette fois-ci. L’on se croirait alors à la fédération camerounaise de football d’antan. Peut être, une épidémie au sein de nos fédérations !

Après une longue période de trêve caractérisée par le COVID 19, il est temps pour nos fédérations de se doter d’un nouveau souffle, à la suite de la levée des mesures barrières. 09 ans après la tenue de la dernière assemblée générale élective, il semble que les dirigeants et certains protagonistes n’ont pas mieux préparé les échéances électorales annoncées. C’est d’ailleurs le constat que nous pouvons faire, au regard de ce qui prévaut.

Le jeu trouble du magistrat Émile Essombe

S’il est vrai que le handball est un sport et dont une passion, il en demeure aussi vrai que cette discipline a un statut qui le régi. La loi est dure, mais c’est la loi. Elle ne saurait être pour les uns et jamais pour les autres. Comment comprendre qu’un membre du conseil constitutionnel soit candidat à un poste électif, lorsque la loi qui réglemente le conseil constitutionnel l’interdit ? C’est le cas ici du magistrat Émile Essombe, cet ancien handballeur reconvertit dans le tennis depuis belle lurette. Ce dernier use par tous les moyens pour briguer le poste de président de la fédération camerounaise de handball, voulant par la même occasion sauvegarder son poste au conseil constitutionnel. Une situation qui n’est pas du tout faisable car, les textes l’obligent à démissionner avant même qu’il ne s’engage pour une fonction élective, ou pour toute autre fonction civile, publique ou militaire. Pourtant, Emile Essombe feint d’ignorer la loi à ce niveau, et se targue d’utiliser son pouvoir relationnel pour parvenir à ses fins. Le même procédé, il l’a utilisé à la league régionale de l’extrême nord où il a mordu la poussière. L’on nous ferait croire que deux leagues sont sous ses bottes, lorsqu’il continue vaillamment sa course. Des sources concordantes, le magistrat Émile Essombe aurait été copté par une académie de handball en France. Celle-ci par moment, octroie des petits cadeaux à certains clubs camerounais. Une activité que l’on a cru purement sportive, mais colorée d’intentions.

Le président sortant le Sénateur Mbita Mvaebeme Raymond en violation des statuts de la fédération

C’est absurde d’apprendre que le Sénateur Mbita Mvaebeme Raymond alors président élu à l’assemblée générale de 2013 et candidat à sa propre succession se retrouve rattrapé par les statuts de la fédération qu’il a présidée pendant 09 ans. Il est de jurisprudence constante qu’au terme de l’assemblée générale élective portant élection et mise en place de la commission électorale indépendante et ouverture des candidatures aux différents postes du bureau fédéral, tous les mandats sont échus et donc l’exécutif sortant n’est plus fondé à prendre les actes d’administration qui pourrait avoir une incidence sur l’issue final du processus électoral à influencer. Cette partie de la loi rappelée par le Ministre Narcisse Mouelle Combi au président de la fédération camerounaise de boxe dans une lettre datant du 15 décembre dernier à elle adressée ; vaut pour toutes les fédérations et dont pour le président sortant Mbita Raymond. Pourtant celui-ci après la convocation du corps électoral le 26 octobre dernier, aurait convoqué le 05 décembre dernier en catimini, un conseil d’administration, dont l’objet serait le complément des six membres du bureau exécutif national. Cette action non conforme à la loi et dénichée malheureusement dans les réseaux sociaux, a été fortement contestée par le candidat Youmssi Paulin, devant la commission électorale indépendante, par une lettre datant du 08 décembre 2022. Celui-ci a mentionné en noir sur blanc, qu’aussitôt que le processus de renouvellement de l’assemblée générale a été amorcé, aucune action n’est plus possible. Ce qui signifie en d’autres termes que ce complément des membres du bureau devrait se faire avant le lancement des opérations de renouvellement, c’est à dire au premier conseil d’administration de 2013 ou tout  simplement à tous conseils antérieurs.

Pour ce qui est du corps médical figurant parmi les électeurs à l’assemblée générale fédérale,  les statuts prévoient que les membres de la commission médicale de la fédération doivent disposer des licences dans les équipes, et figurer dans les feuilles de matchs des championnats. Ce sont ceux là uniquement qui se retrouvent en assemblée générale adoc pour choisir leur représentant aux élections. Pourtant, le président sortant dans ses manœuvres, a tout simplement servi au président de la commission électorale indépendante, une liste des membres de la commission médicale de la fédération certes, mais n’ayant pas accès à l’assemblée générale adoc. Le président sortant par ses manies, essaie par tous les moyens de gonfler la liste des électeurs qui roulent en sa faveur, en procédant simplement à un remplacement par ceux qui ne lui garantissent pas leur voix. Il faut bien utiliser les moyens peu orthodoxes pour arriver à ses fins, les Leagues du nord et du sud ne sauront faire l’affaire, parmi les 55 délégués attendus.

L’impartialité du Ministère des sports

Dans cette course folle vers la présidence de la fédération camerounaise de handball, le Ministère des sports sous la houlette de Narcisse Mouelle Combi, joue avec tact et diligence ce processus. À travers l’instance de juridiction interne logée au sein du ministère et pilotée par le magistrat Manga Sambo dont la notoriété est connue de tous, il ne cesse de rappeler aux uns et aux autres les statuts qui régissent la fédération et la procédure à suivre en cas de pépin. Cette procédure contenue dans l’article 82 n’est pourtant pas ignorée par ces derniers, qui préfèrent user de tous leur pouvoir pour parvenir à leurs fins. La grande famille du handball sait compter sur sa tutelle pour voir les choses revenir à la normale. À l’avenir le handball devra se faire avec les praticiens de cette grande et noble discipline. L’exemple de la FECAFOOT est vivant. Vivement !

Arsène Nna

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