Accidents sur la route Douala-Yaoundé : La réaction immédiate du Ministre des Transports

Gazelle D'Afrique

Une matinée sous une pluie battante, deux drames de la route et des kilomètres de bouchons sur le principal artère économique du Cameroun. Le lundi dernier, l’axe Douala-Yaoundé est redevenu le théâtre d’une vulnérabilité routière criarde. Mais au milieu du chaos, une présence s’est imposée sur le bitume glissant : celle du ministre des Transports, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè, venu superviser en personne le rétablissement de la circulation.

Sur l’axe stratégique reliant la capitale économique à la capitale politique, la journée s’est ouverte dans la douleur et le désordre. Les précipitations intenses qui ont balayé la région ont rendu la chaussée particulièrement glissante, piégeant les usagers dès les premières heures de la matinée.

Le premier drame est survenu aux environs de 4 heures du matin vers Boumnyébel. Un car de transport interurbain de la compagnie Général Voyage a perdu le contrôle avant de terminer sa course au fond d’un ravin. Le bilan est lourd : quatre personnes ont perdu la vie et plusieurs passagers ont été blessés.

Quelques kilomètres plus loin, non loin de Pouma, l’imprudence et l’aquaplaning ont failli provoquer un second carnage. Un poids lourd transportant des marchandises a dérapé lors d’un freinage d’urgence avant de se renverser au milieu de la voie. Dans un réflexe salvateur, le chauffeur d’un camion de la société Supermont a évité le choc frontal au prix d’une manœuvre périlleuse. Si cet incident n’a heureusement causé que des dégâts matériels, il a totalement paralyse le trafic.

Averti de la gravité de la situation, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè ne s’est pas contenté de suivre la crise depuis son cabinet. Enfile sa chasuble orange de sécurité routière, le ministre des Transports s’est rendu directement sur les lieux du drame pour prendre les commandes des opérations de dégagement.

Sur la vidéo capturée sur place, on observe un homme de terrain, à pied d’œuvre au milieu des camions et de la boue. Loin du protocole institutionnel, Ngallè Bibéhè ordonne, interroge les usagers et réclame l’identification précise des véhicules impliqués.

« C’est le ministre des Transports qui vous parle… Vous dites de venir me voir à Yaoundé à la tête [du ministère]… Vous avez noté ? »

S’adressant fermement aux chauffeurs et aux équipes d’intervention, le membre du gouvernement ordonne la convocation immédiate des responsables des transporteurs impliqués dans ses services à Yaoundé pour que des responsabilités soient établies sans délai. Grâce à cette présence managériale directe et à la coordination des équipes de secours, les axes ont pu être progressivement dégagés et la circulation rétablie.

Ce nouvel épisode tragique remet en lumière une équation complexe : si les aléas climatiques augmentent considérablement les risques d’accident, le facteur humain demeure la variable déterminante. La vitesse inadaptée sur chaussée mouillée, le défaut d’anticipation et la vétusté des pneumatiques transforment la pluie en piège mortel.

Le Ministère des Transports réitère son appel à la vigilance absolue : réduction de la vitesse en temps de pluie, respect strict des distances de sécurité et entretien rigoureux des systèmes de freinage. Alors que la saison des pluies bat son plein, la détermination des pouvoirs publics ne pourra porter ses fruits sans une prise de conscience individuelle et collective de tous les conducteurs.

Arsène Nna 

 

Partagez cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *