Garoua : Quand la loi s’impose sur l’anarchie urbaine

Gazelle D'Afrique

Pinceau rouge à la main et détermination au corps, le Maire de la Ville de Garoua, Beladji Goura, a mené lundi une opération coup de poing à Poumpoumré. Aux côtés du maire de Garoua 2ᵉ, l’édile est allé au contact direct des occupations illégales. Une démonstration de fermeté et de courage politique visant à protéger les citoyens, restaurer l’ordre urbain et hisser la capitale du Nord au rang des métropoles les plus modernes et sûres du pays.

L’image est saisissante, presque historique pour les riverains du quartier Poumpoumré. Ce lundi 31 août 2026, au lieu-dit Carrefour Laïga, en face de Wastan, le long de la Route Nationale, l’heure n’était plus aux sommations de bureau ni aux circulaires administratives. C’est à pied, battant le pavé au milieu d’un dédale de constructions anarchiques, que le Maire de la Ville de Garoua, M. Beladji Goura, a choisi d’imposer l’autorité de l’État.

Accompagné pour l’occasion par le Maire de la Commune d’Arrondissement de Garoua 2ᵉ, M. Oumarou Sanda, et encadré par les forces de la Police Nationale et de la Police Municipale, l’édile a arpenté chaque mètre carré de cette zone sous haute tension.

Le pas est martial, le regard perçant, le ton sans équivoque. À chaque bâtisse érigée au mépris des règles d’urbanisme, Beladji Goura s’arrête, pointe du doigt l’infraction et tranche : « Mettez la croix. Marquez CUG / CG2 – À démolir ».

Dans la foulée, le bras armé de la Police Municipale s’exécute. Un coup de peinture rouge sang vient barrer les façades d’une large croix, frappée des initiales de la Communauté Urbaine de Garoua et de la Commune de Garoua 2ᵉ. En quelques heures, des dizaines de maisons, achevées ou en chantier, ont été marquées du sceau de l’illégalité.

Derrière cette démonstration de force se cache une réalité sécuritaire et écologique majeure. Le site sollicité est une réserve domaniale cédée par l’État à la Communauté Urbaine pour y réaliser des aménagements d’utilité publique. Surtout, située dans une bande de 100 mètres en pleine zone inondable, cette emprise est un couloir de danger mortel en saison des pluies.

Face aux habitants rassemblés, surpris par cette descente inopinée mais impressionnés par la posture du premier magistrat de la cité, Beladji Goura a tenu un langage de vérité, empreint à la fois de fermeté républicaine et de bienveillance paternelle.

« Nous ne pouvons pas accepter que des individus occupent illégalement une réserve de l’État qui nous a été remise pour servir l’intérêt général. C’est une zone inondable de 100 mètres, c’est dangereux pour vous-mêmes. Nous allons remettre de l’ordre et faire respecter la loi dans toute sa rigueur. Que ceux qui ont été marqués prennent leurs dispositions », a martelé le Maire de la Ville.

Signe d’une gouvernance humaine et réfléchie, les deux maires ont scrupuleusement veillé à épargner les infrastructures communautaires : l’école, la mosquée, l’église ainsi que les forages d’eau sont restés intacts, préservant ainsi les services essentiels aux populations.

Cette opération de salubrité publique n’est pas un acte isolé, mais le maillon d’une politique globale d’embellissement et de modernisation. Dans la foulée de cette marche d’autorité, la délégation municipale a poursuivi son périple vers les chantiers de l’espoir : visite de l’espace public nouvellement aménagé au Rond-point Carrefour 8, inspection d’une route de sous-quartier réhabilitée par le maire Oumarou Sanda, et reconnaissance du site de Lopéré (face à Loumou Dolé) qui abritera le futur CES de Garoua-Kota.

En s’attaquant frontalement au désordre urbain, Beladji Goura prouve qu’un leadership d’action est possible. Une rigueur assumée, indispensable pour prévenir les drames humains liés aux inondations et offrir aux citoyens une capitale régionale moderne, structurée et attrayante. Garoua s’embellit, et c’est par le respect de la loi que la ville réaffirme sa grandeur.

Arsène Nna, Crédits Images MCTV

 

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