​AFFAIRE BADJECK–NGOBO : Du drame intime à la guerre institutionnelle et judiciaire

Gazelle D'Afrique

Le dossier opposant le Dr Olive Ngobo au Dr-Colonel à la retraite Didier Badjeck prend une tournure inédite. Dans un communiqué incendiaire rendu public ce mercredi 12 août 2026, la présidente de la LIVIA Foundation brise des années de silence pour annoncer l’ouverture simultanée de plusieurs procédures judiciaires. Attaque contre le Ministère de la Défense, plaintes pénales pour tentative de viol et diffamation, mise en cause de magistrats militaires et demande de restitution de scellés : l’affaire glisse du simple différend individuel vers un déballage institutionnel d’une ampleur inédite.

L’annonce majeure de ce communiqué réside dans l’officialisation de deux mandats de représentation confiés à des juristes de premier plan.

Sur le plan administratif, le Dr Olive Ngobo annonce avoir mandaté le Pr Jean Calvin Aba’a Oyono pour attaquer l’État du Cameroun — et plus particulièrement le Ministère de la Défense (MINDEF) — devant le Tribunal Administratif du Centre. Elle demande réparation pour un préjudice global subi entre 2017 et 2020, citant harcèlements, agression à main armée, abus de pouvoir et scellées irrégulières.

Sur le plan pénal, c’est Me Augustin Nguefack, avocat aux barreaux de Paris et du Cameroun, qui prend la tête de la riposte visant directement le Dr-Colonel Didier Badjeck pour tentative de viol, harcèlement sexuel, diffamation et menaces de mort.

Le document apporte un éclairage sur les ramifications politiques de cette querelle. Le Dr Olive Ngobo affirme avoir été victime d’une « machination » visant à l’impliquer injustement dans la très retentissante affaire du « Vrai/Faux Contre-amiral Joseph FOUDA contre Parfait MBAPOU ».

Pour contrer ce qu’elle qualifie de fausses rumeurs sur une prétendue condamnation par le Tribunal militaire de Yaoundé, elle révèle avoir déposé dès mai 2025 une plainte disciplinaire auprès du Chef de l’État contre plusieurs magistrats militaires. Elle les accuse de corruption et d’abus de pouvoir, tout en réclamant la restitution de trois téléphones portables sous scellés depuis 2024.

Sur le plan judiciaire, l’offensive déployée par le Dr Olive Ngobo s’articule désormais autour de quatre fronts distincts, combinant le droit administratif, le droit pénal et la régulation disciplinaire. Devant le Tribunal Administratif du Centre, elle attaque l’État du Cameroun et le Ministère de la Défense par l’entremise du Pr Jean Calvin Aba’a Oyono, réclamant réparation pour des préjudices de carrière, des abus d’autorité et des violences subis entre 2017 et 2020. Sur le volet pénal, son conseil Me Augustin Nguefack vise directement le Dr-Colonel Didier Badjeck pour tentative de viol, harcèlement sexuel, diffamation et menaces de mort. Parallèlement, elle déplace le fer sur le terrain institutionnel en contesting une prétendue condamnation par le Tribunal militaire : elle a saisi la Présidence de la République d’une plainte disciplinaire contre des magistrats militaires pour corruption et abus de pouvoir, tout en exigeant la restitution de ses téléphones sous scellés. Enfin, un dernier volet cible la chaîne Info TV et ses complices présumés pour diffamation et atteinte à l’honneur par voie audiovisuelle.

En concluant son texte par des imprécations d’une rare véhémence (« Que celui qui se dresse injustement […] ne connaisse ni paix ni repos »), le Dr Olive Ngobo signale que l’heure des médiations de couloir est définitivement révolue.

En impliquant la justice administrative, le tribunal militaire, les grands médias du paysage national et les instances internationales, ce dossier sort du cadre strict du différend privé pour devenir un test décisif pour l’appareil judiciaire et les institutions sécuritaires du pays.

La Réduction 

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